Sur son écran, l’opérateur observe, concentré, la scène. Une Honda lancée à bonne vitesse se dirige tout droit sur un bloc de béton. Boum ! L’avant se fracasse, l’habitacle et les flancs se déforment et encaissent le choc tandis que le pilote, un mannequin, est secoué dans tous les sens. Bilan du test : pas de tôle froissée, pas d’éclats de verre à balayer et aucun bruit à déplorer. Eh oui ! Ce crash test automobile était purement virtuel, simulé par les logiciels 3D de Dassault Systèmes. "La quasi-totalité des constructeurs automobiles les utilise, explique le directeur innovation de ce 3DExperience Lab, Frédéric Vacher. Cela leur permet de valider leurs choix techniques avant le vrai crash test." Et d’économiser des millions d’euros en temps et en matériel .

Bienvenue dans le surprenant univers de la plus belle boîte informatique française. Une rencontre dans la troisième dimension qui n’a rien à voir avec le cinéma 3D ou les jeux vidéo. Mais avec l’usine du futur et la façon dont le numérique bouleverse toute notre économie. "The 3DExperience Company", comme se définit Dassault Systèmes, irrigue à peu près tous les secteurs d’activité : l’aéronautique, l’automobile, l’énergie, la chimie, les cosmétiques, etc. S’immisce à tous les stades du processus industriel : conception, fabrication, maintenance, recyclage… Et s’intéresse même à la façon dont sont agencés les rayons de nos supermarchés ou nos quartiers.